Rencontre avec MAXIME SCHEPARD

Graphiste

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design
Picturamas – Bonjour Maxime, pourrais-tu te présenter en quelques mots pour nos ami(e)s Picturiens?

Maxime – Bonjour ami(e)s Picturiens! J’ai actuellement 23 ans et suis originaire du pays de Montbéliard (25). Après l’obtention de mon Bac Scientifique, section Européenne allemande où j’avais déjà quelques heures d’Arts plastiques en option, mon premier souhait aurait été une école d’architecture. Ayant un besoin quotidien de création, ce milieu m’attirait. Les demandes pour intégrer ces écoles étaient tellement difficiles et compliquées que je me suis naturellement tourné vers le milieu des créatifs, direction la prépa de l’École d’Art Jacot à Belfort. Par la suite, et après quelques concours à Nancy, Strasbourg… me voici en première année de licence à l’Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon, lieu où ma connaissance et mon attrait pour le graphisme va s’accroître rapidement.

Actuellement, je suis encore dans cette école et me prépare pour ma dernière année de Master (M2) dans la section communication visuelle.

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design
Picturamas – Tu auras embrassé tout au long de ton parcours l’art et le design. En cette dernière année de beaux-arts, tu passeras un diplôme qui te permettra de t’approprier un champ du design graphique. As-tu une idée de la direction que tu vas prendre?

Maxime – Oui, étant un adepte du Street art sous toutes ses formes – du graffiti au stencil, en passant pas les installations furtives – je me penche depuis plusieurs années sur la question de l’espace public en lui-même. Notamment cette interrogation: pouvons-nous librement agir dans celui-ci? Mon travail portera cette année sur l’impact du visuel publicitaire dans cet espace. Une réflexion qui débute sur ce qui nous entoure, c’est-à-dire la géopolitique de la ville, son agencement architectural et ses techniques marketings toujours plus vicieuses.

Mon travail graphique s’inspirera du mouvement « hacktiviste » (hacking urbain) et de nombreuses références philosophiques, artistiques ou encore issues du monde du graphisme. Mon but est d’essayer de rendre compte de cette agression visuelle quotidienne qui est devenue au fil du temps banale et normale dans nos vies.

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design
Picturamas – Quel engagement dans ta pratique graphique! Pourrais-tu nous parler d’un de tes projets qui suit la voie du hacking urbain?

Maxime – Avec plaisir! En parallèle des recherches que j’effectue pour mon mémoire, j’ai débuté un projet appelé « propaganda_project ». Après la création d’un visuel (avec plusieurs variantes), j’envoie des stickers dans le monde entier, la plupart du temps à d’autres « street artists », qui seront collés un peu partout. Aucune marque, aucune information sur le project n’est présent sur les stickers, le but étant d’amener le public a de questionner sur le visuel. Une carte rend compte de l’invasion de mon visuel dans le monde. On peut la consulter en trouvant le lien sur la page Instagram du projet: Propaganda_project. Je crée aussi le packaging et par la suite tout un univers autour de ce visuel. Pour éclaircir un peu les propos voilà en quelques lignes la visée de ces envois:

« Bienvenue dans « propaganda_project ». Ce projet a pour objectif de refléter l’impact du visuel publicitaire dans l’espace public, de pénétrer votre esprit en étant présent partout. Dans notre monde urbain, dans les rues où nous marchons, dans les bus que nous prenons, dans les magazines que nous lisons, sur les murs, sur les écrans, nous sommes entourés d’images d’un mode de vie alternatif. Nous aimerions peut être oublier ces images, mais, ne serait-ce que brièvement, nous les captons. Et pendant un instant elles stimulent notre imagination, par la mémoire ou l’anticipation. Perturber le regard par la contamination d’un visuel dans l’espace public pour voir ce qui nous aveugle, tel est le but de ce projet. »

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design
Picturamas – Voilà un beau projet contemporain et novateur! De surcroît en concordance avec ta réflexion sur le graphisme. En dehors de cela, quelles sont tes perspectives professionnelles futures? Comment t’imagines-tu dans 5 ans?

Maxime – Mon vœux principal est de partir au Canada pour y vivre et monter un collectif de graphisme, avec un atelier de sérigraphie. Une année en Erasmus + en tant que stagiaire à l’international m’aiderait à commencer les démarches sur Montréal.

Picturamas – Tu fais parti des premiers « convertis » à Picturamas. Que penses-tu de ce projet? Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre le réseau d’artistes picturiens?

Maxime – Ce projet est novateur. J’avais déjà vu ce genre de site, mais celui-ci s’intéresse au monde graphique. Promouvoir les artistes/graphistes de la région est à mon sens une très bonne chose pour la visibilité de ceux-ci. Cela permet aussi au public de découvrir des horizons différents. Judicieux!

Picturamas – Une dernière question. thé ou café?

Maxime – Thé!

Picturamas – Merci Maxime pour toutes ces réponses qui inaugurent nos interviews afin de mieux connaître les créatifs qui collaborent avec Picturamas.

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