Rencontre avec MAXIME SCHEPARD

Graphiste

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design

Picturamas – Bonjour Maxime, pourrais-tu te présenter en quelques mots pour nos ami(e)s Picturiens?

Maxime Schepard – Bonjour ami(e)s Picturiens! J’ai actuellement 24 ans et suis originaire du pays de Montbéliard (25). Après l’obtention de mon bac scientifique, section Européenne allemande où j’avais déjà quelques heures d’Arts plastiques en option, mon premier souhait aurait été une école d’architecture. Ayant un besoin quotidien de création, ce milieu m’attirait. Les demandes pour intégrer ces écoles étaient tellement difficiles et compliquées que je me suis naturellement tourné vers le milieu des créatifs, direction la prépa de l’école d’Art Jacot à Belfort. Par la suite, et après quelques concours à Nancy, Strasbourg… me voici en première année de licence à l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Besançon, lieu où ma connaissance et mon attrait pour le graphisme vont s’accroître rapidement.

Graphiste freelance, je travaille depuis mon master de communication Visuelle sur la conception d’affiches, la création d’identités visuelles, la production d’objets éditoriaux variés, la déclinaison de visuels pour leur adaptation numérique et bien d’autres choses.

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design

Picturamas – Tu auras embrassé tout au long de ton parcours l’art et le design. En cette dernière année de beaux-arts, tu as passé un diplôme qui t’a permis de t’approprier un champ du design graphique. Quelle direction as-tu décidé de prendre?

Maxime Schepard – Étant un adepte du Street art sous toutes ses formes – du graffiti au pochoir, en passant pas des installations furtives – je me suis penché depuis plusieurs années sur la question de l’espace public en lui-même. Notamment au sujet de cette interrogation: pouvons-nous librement agir dans celui-ci? Mon travail, lors de mon année de master, s’est axé sur l’impact du visuel publicitaire dans l’espace public. Une réflexion qui débute sur ce qui nous entoure, c’est-à-dire la géopolitique de la ville, son agencement architectural et ses techniques marketings toujours plus vicieuses.

Mon travail graphique s’inspire du mouvement « hacktiviste » (hacking urbain) et de nombreuses références philosophiques, artistiques ou encore issues du monde du graphisme. Mon but est d’essayer de rendre compte de cette agression visuelle quotidienne qui est devenue au fil du temps banale et normale dans nos vies.

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design

Picturamas – Quel engagement dans ta pratique graphique! Pourrais-tu nous parler d’un de tes projets qui suit la voie du hacking urbain?

Maxime Schepard – Avec plaisir ! En parallèle des recherches que j’ai effectuées pour mon mémoire, j’ai commencé un travail appelé « propaganda_project ». Après la création d’un visuel, j’envoie des stickers dans le monde entier, la plupart du temps à d’autres « street artistes », qui seront collés un peu partout. Le but est d’amener le public à se questionner sur le visuel. Une carte virtuelle rend compte de l’invasion de mon visuel dans le monde. On peut la consulter sur Google Map. Pour éclaircir un peu mes propos voilà en quelques lignes la visée de ce projet:

« Bienvenue dans « propaganda_project ». Ce projet a pour objectif de refléter l’impact du visuel publicitaire dans l’espace public, de pénétrer votre esprit en étant présent partout. Dans notre monde urbain, dans les rues où nous marchons, dans les bus que nous prenons, dans les magazines que nous lisons, sur les murs, sur les écrans, nous sommes entourés d’images d’un mode de vie alternatif. Nous aimerions peut être oublier ces images, mais, ne serait-ce que brièvement, nous les captons. Et pendant un instant elles stimulent notre imagination, par la mémoire ou l’anticipation. Perturber le regard par la contamination d’un visuel dans l’espace public pour voir ce qui nous aveugle, tel est le but de ce projet. »

Maxime Shepard - Interview - Picturamas - Boutique de design

Picturamas – Voilà un beau projet contemporain et novateur! De surcroît en concordance avec ta réflexion sur le graphisme. En dehors de cela, quelles sont tes perspectives professionnelles futures? Comment t’imagines-tu dans 5 ans?

Maxime Schepard – Mon vœux principal est de partir au Canada pour y vivre et rejoindre un collectif de graphisme, avec un atelier de sérigraphie. Une année en Erasmus + en tant que stagiaire à l’international m’aiderait à commencer les démarches sur Montréal.

Picturamas – Tu fais parti des premiers « convertis » à Picturamas. Que penses-tu de ce projet? Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre le réseau d’artistes picturiens?

Maxime Schepard – Ce projet est novateur. J’avais déjà vu ce genre de site, mais celui-ci s’intéresse au monde graphique. Promouvoir les artistes/graphistes de la région est à mon sens une très bonne chose pour la visibilité de ceux-ci. Cela permet aussi au public de découvrir des horizons différents. Judicieux!

Picturamas – Une dernière question. thé ou café?

Maxime Schepard – Thé!

Picturamas – Merci Maxime pour toutes ces réponses qui inaugurent nos interviews afin de mieux connaître les créatifs qui collaborent avec Picturamas.

Retrouvez les travaux de Maxime Schepard : Site web, Facebook, Instagram

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